10 romans français à lire maintenant

PANTIN, France — La France, ou plutôt la langue française, puisque tous les auteurs qui écrivent en français ne sont pas français, est l’ invité d’honneur de la Foire du livre de Francfort de cette année, qui se déroule du 11 au 15 octobre. Pour obtenir un pour l’état actuel du paysage littéraire français, voici 10 romans récents de certains des membres les plus commentés de la délégation française de 105 auteurs à la Foire du livre de Francfort dont les travaux ont été traduits en anglais.

LA NANNY PARFAITE , par Leila Slimani. Traduit par Sam Taylor. (Pingouin, 16 $.) Le portrait troublant de la classe, de la race et de la maternité de Slimani commence par un massacre d’innocents, puis augmente la tension alors que les indices se multiplient sur la façon dont la relation de plus en plus intime entre une nounou et la famille pour laquelle elle travaille pourrait aboutir à un tel crime incompréhensible. Date de parution : 9 janvier 2018.

COMPAS , par Matthias Énard. Traduit par Charlotte Mandell. (New Directions, 26,95 $.) Dans ce roman magistral et d’une exquise érudition, les méditations insomniaques du musicologue alité et amoureux Franz Ritter entraînent le lecteur dans une vaste déambulation entrecroisée à travers la riche histoire du mélange de l’Orient et de l’Occident aux 19e et début du 20e siècle. L’obsession de l’Occident pour l’Orient, les cosmopolitismes perdus détruits par les guerres et ce qu’Edward Saïd s’est trompé dans « l’Orientalisme » sont soumis au pouvoir de l’art et à l’angoisse de l’amour non partagé.

D’APRÈS UNE HISTOIRE VRAIE , par Delphine de Vigan. Traduit par George Miller. (Bloomsbury, 28,00 $.) Avec ses enfants à l’université et son amoureux du cinéma documentaire à l’étranger, une romancière rencontre un nègre à l’élégance irréprochable qui reprend habilement sa vie et sape, comme une succube, sa volonté d’écrire et, presque, de vivre. À la fin du livre, les frontières entre réalité, fiction et folie sont floues au point qu’il n’est pas clair si elles peuvent être redessinées.

MOSE NOIR , par Alain Mabanckou. Traduit par Helen Stevenson. (New Press, 23,95 $.) Un enfant trouvé déposé à la porte d’un orphelinat en République du Congo atteint sa majorité dans les années 1960 et 1970 alors que son pays se débarrasse de son passé colonial et essaie maladroitement de construire un nouveau socialiste-révolutionnaire identité. Mabanckou capture de manière déchirante la lutte d’un enfant pour comprendre qui il est et comment il peut survivre dans un monde si gratuitement cruel et injuste qu’il le rend finalement fou.

L’ENQUÊTE MEURSAULT , par Kamel Daoud. Traduit par John Cullen. (Autre presse, 14,95 $.) Dans « L’enquête Meursault », Daoud, un journaliste algérien, raconte l’histoire du classique d’Albert Camus, « L’étranger », du point de vue du frère de l’homme sans nom, le protagoniste de Camus, Meursault, tournages sur une plage d’Alger. Dans la foulée, Daoud donne un nom à l’homme assassiné, Musa, et oblige le lecteur à réévaluer l’histoire de Camus dans le contexte du colonialisme français en Algérie et de la politique religieuse actuelle.

LA FIN DE EDDY , par Édouard Louis. Traduit par Michael Lucey. (Farrar, Straus & Giroux, 23 $.) Notre critique Jennifer Senior a vu une «Hillbilly Elegy of France» dans cette histoire autobiographique de passage à l’âge adulte gay se déroulant dans un village français en proie au déclin industriel. Louis n’épargne rien à son lecteur de la violence physique brutale du père et des bourreaux du jeune Eddy ainsi que de la violence implacable de la pauvreté. L’éducation est le ticket d’Eddy pour sortir de cet enfer rural, mais elle scelle également son éloignement de ceux dont il aspire toujours à l’amour et à l’acceptation.

LADIVINE , par Marie NDiaye. Traduit par Jordan Stump. (Alfred A. Knopf, 26,95 $.) Dans « Ladivine », un traumatisme psychologique hante la vie de trois femmes : une grand-mère noire immigrante nommée Ladivine qui travaille comme femme de ménage, sa fille Clarisse qui épouse un Français blanc et, honteuse, garde le l’existence d’un secret de leur fille, également nommée Ladivine. Des événements étranges, des souvenirs fracturés et le glissement constant de soi non ancrés par la violence de la race et de la classe tordus dans un amour indéniable font tourner les pages. En fin de compte, la possibilité de rédemption vient d’une source surprenante.

SOUMISSION , par Michel Houellebecq. Traduit par Lorin Stein. (Farrar, Straus & Giroux, 25 $) Connu pour son regard cyniquement provocateur sur la société française contemporaine, « Soumission » de Houellebecq a fait l’effet d’une bombe lorsqu’il a été publié en France à l’occasion de ce qui s’est avéré être le jour de la mort le 7 janvier 2015 , attaque contre le magazine satirique Charlie Hebdo. Ce portrait dystopique d’une France d’un futur proche qui, plus par fatigue sociale qu’autre chose, élit un président musulman qui s’empresse de transformer le pays en un État musulman est un livre à l’humour noir qui parvient à offenser à peu près tout le monde.

VERNON SUBUTEX , Vol. 1, par Virginie Despentes. Traduit par Frank Wynne. (MacLehose Press, 12,99 £.) Despentes est l’auteur de bad-girls le plus célèbre de France. Survivante de viol qui a travaillé comme prostituée et femme de ménage, l’œil féministe sans vergogne de Despentes relève les détails révélateurs de l’ennui désinvolte et des petites hypocrisies de la société française contemporaine. Sa série de romans « Vernon Subutex » – il y en a trois – est un best-seller acclamé par la critique en France. Dans le volume I, nous rencontrons le héros éponyme du livre, un ancien propriétaire de magasin de disques déchu qui n’a plus rien à son nom, sauf des cassettes d’interview d’une rock star récemment décédée qui pourrait être son ticket de sortie des rues.

PETRONILLE , par Amélie Nothomb. Traduit par Alison Anderson. (Europa Editions, 15 $.) Née au Japon de parents diplomates belges, Nothomb est l’une des écrivaines les plus prolifiques de langue française, publiant près d’un livre par an depuis la sortie de son premier roman « L’ hygiène et l’assassin » en 1992 alors qu’elle 26 ans. Petronille, une exploration mousseuse de l’amitié féminine se déroulant dans la région de Champagne en France, est exactement le genre de livre léger que les fans de Nothomb attendent d’elle.

Tu pourrais aimer

A propos de lauteur: Rob

J’adore lire. La preuve ? J’arrive à parcourir 100 pages en moins de 8 heures d’affilée.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *