Cake, Daniel Barnz : l’histoire d’une femme brisée


Cake – Résumé

Claire Simmons est une femme brisée.

Elle a été victime d’un grave accident qui lui laisse des douleurs chroniques intolérables et des cicatrices indélébiles, tant physiques que mentales. Pour tenter de faire face à sa souffrance, elle fait partie d’un groupe de thérapie.

Elle se met à éprouver une étrange fascination pour l’une des membres du groupe, Nina, qui s’est donné la mort.

Claire tente peu à peu de découvrir son histoire tout en se confrontant à sa propre douleur et au drame qu’elle a vécu.


RéalisateurDaniel Barnz.
Durée du film minutes.
Note – ★★☆☆☆
Cake, Daniel Barnz

Cake – Critique

Si j’ai regardé ce film jusqu’au bout, c’est grâce à la performance d’actrice de Jennifer Aniston, absolument brillante dans le rôle de Claire. Le reste de l’intrigue est loin de m’avoir autant convaincue… et en matière de “gâteau” (= “cake”), j’ai davantage eu l’impression de voir un soufflé raté qu’une pièce montée grandiose.

Le personnage de Claire ne manque pas d’aspérités : fraîchement divorcée, marquée à vie par son accident, elle mène en apparence une vie aisée dans une belle villa avec piscine, choyée par une employée de maison mexicaine aux petits soins, Silvana (Adriana Barraza). Claire est désabusée, en souffrance, pleine d’une agressivité qui se réveille régulièrement et la rend amère et exigeante. Jennifer Aniston excelle dans le rôle, apportant de temps à autre des pointes d’humanité qui rendent le personnage intéressant malgré son caractère difficile.

Jennifer Aniston dans Cake de Daniel Barnz

J’ai trouvé l’intrigue elle-même particulièrement creuse : Nina (Anna Kendrick), membre du même groupe thérapeutique que Claire, s’est suicidée… et lorsque l’animatrice du groupe enjoint les membres à exprimer leurs sentiments suite à cette tragédie, Claire surprend tout le monde. Elle applaudit le geste de Nina. Et comme si elle trouvait dans le destin tragique de la jeune femme un parallèle avec elle-même, elle se met à s’intéresser à la vie de Nina et à la façon dont elle s’est donné la mort.

Entre son addiction aux médicaments et ses cauchemars, elle voit la jeune femme lui parler, se projette dans son histoire… mais la sauce ne prend pas. Nina apparaît comme une pimbêche arrogante et vénéneuse, qui semble vouloir entraîner Claire avec elle. Ca aurait pu être une métaphore psychologique intéressante mais ces “hallucinations” m’ont plutôt rappelé les BD où l’ange et le diable susurrent tous deux à l’oreille du héros. Trop caricatural.

J’ai aimé la belle dynamique qui se crée à l’écran entre Claire et son employée, une femme admirable qui supporte avec bienveillance les crises de sa patronne. Adriana Barraza, dans un second rôle indispensable, est touchante de bonté et de prévenance. Mais le reste du film est trop englué dans un scénario qui n’évolue pas, où l’on esquisse des sentiments et des idées sans les développer. Déception !


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