La Cuisinière, Mary Beth Keane : l’histoire vraie de celle qui tuait sans le savoir


La Cuisinière – Résumé

Un jour, la police se présente au domicile d’une famille fortunée pour arrêter la cuisinière, Mary Mallon. Terrifiée, ne comprenant pas ce qui lui arrive, Mary apprend qu’elle est accusée d’avoir causé la mort de plusieurs personnes. C’est l’incompréhension totale…

Depuis son arrivée aux États-Unis quand elle avait 14 ans, la petite immigrée irlandaise a fait du chemin. Travailleuse acharnée, elle possède un talent inné pour la cuisine qui lui a permis de décrocher d’excellents contrats.

Et voilà qu’on la traite comme une vulgaire criminelle, elle qui n’a fait que cuisiner !

Un médecin, le Dr Soper, est pourtant intimement convaincu que Mary transmet la fièvre typhoïde aux personnes à qui elle prépare des repas…


Auteur.
Taille du livre456 pages.
Note – ★★★★★
La Cuisinière, Mary Beth Keane

La Cuisinière – Critique

Le livre de Mary Beth Keane est une petite pépite qui plonge dans une histoire vraie bouleversante. Celle de Mary Mallon, surnommée par les médias “Mary Typhoïde”, qui a été la première porteuse saine identifiée de la typhoïde, une maladie extrêmement contagieuse que l’on ne savait pas soigner au début du XXe siècle.

Mary est une femme en pleine santé, qui a quitté l’Irlande quand elle était adolescente et a embarqué sur un bateau à destination des États-Unis. Douée d’un talent certain pour la cuisine, elle a d’abord dû faire ses armes comme blanchisseuse avant de trouver ses premières places de cuisinière dans des familles aisées de la région de New York.

Bien sûr, il arrivait que des gens meurent alors qu’elle était employée dans une famille mais à cette époque où l’hygiène était souvent rudimentaire et la science bien moins développée qu’aujourd’hui, c’était chose courante. Mary n’a jamais envisagé autre chose que de simples coïncidences.

Jusqu’au jour où un médecin des services sanitaires se met à enquêter sur un foyer de typhoïde dans une famille et découvre que le seul changement survenu récemment dans leur quotidien est l’embauche de cette nouvelle cuisinière. Remontant peu à peu le fil de son parcours, le Dr Soper s’aperçoit que ce n’est pas la première fois que des personnes meurent de la typhoïde alors qu’ils emploient Mary Mallon.

C’est le début d’un long combat d’une tristesse infinie : d’un côté, Soper est déterminé à protéger d’autres familles de la menace de l’infection en empêchant Mary d’exercer son métier, à un stade où les connaissances scientifiques sur la propagation de la typhoïde sont encore embryonnaires ; de l’autre, Mary est convaincue qu’elle fait bien son travail et ne comprend pas qu’on l’accuse de ce qu’elle considère comme un empoisonnement alors qu’elle n’a jamais été malade elle-même.

C’est une histoire déchirante que Mary Beth Keane raconte avec une plume captivante et un énorme travail de documentation. Mary Mallon est touchante et on se projette facilement dans sa frustration et dans le sentiment d’injustice qu’elle ressent. Et en même temps, on comprend aussi la terrible menace qu’elle représente s’il s’avère qu’elle est réellement capable de transmettre la typhoïde en cuisinant.

Le livre raconte son parcours avec beaucoup de réalisme, on a l’impression à chaque page de plonger dans le New York de l’époque et le quotidien des habitants. On pousse la porte de l’appartement où habite Mary avec son compagnon Alfred Briehof, un homme versatile avec un penchant pour l’alcool. On découvre l’enquête du Dr Soper et l’on suit Mary lorsqu’elle est envoyée sur une île à l’isolement avec d’autres malades contagieux dont elle se sent très différente puisqu’elle ne présente aucun symptôme…

C’est un roman qui vous captive de la première à la dernière page !


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