Doctor Strange, Scott Derrickson : un chirurgien de génie initié aux arts mystiques


Doctor Strange – Résumé

Stephen Strange est un brillant neurochirurgien, aussi talentueux qu’il est arrogant avec les gens qui l’entourent. Il n’hésite pas à refuser de traiter les cas qui ne contribuent pas à son prestige, et à rabaisser ses collègues, dont Christine Palmer avec qui il a eu une aventure.

Jusqu’au jour où son bel avenir éclate en morceaux : Strange est victime d’un accident de voiture d’une gravité inouïe, qui lui laisse de lourdes séquelles au niveau de ce qu’il a de plus précieux : ses mains.

Impossible de poursuivre sa carrière avec les tremblements qui l’agitent.

Désespéré, Strange entend parler d’un cas de “guérison miraculeuse” d’un patient dont le sort paraissait pourtant scellé par la science. Il plonge alors peu à peu dans un monde qu’il ne soupçonnait pas, entre mysticisme et univers parallèles.


RéalisateurScott Derrickson.
Durée du film minutes.
Note – ★★★☆☆
Doctor Strange, Scott Derrickson

Doctor Strange – Critique

Avec Doctor Strange, vous pénétrez en plein coeur de l’univers Marvel Comics… à la rencontre d’un super-héros qui ne manque pas de style : le Docteur Stephen Strange. Le personnage a été imaginé dans les années 1960 et le film lui donne vie à grand renfort de magie et d’effets spéciaux.

Strange (joué par Benedict Cumberbatch) est un neurochirugien. Doué, c’est évident, c’est même à lui que l’on confie les cas les plus complexes et les plus désespérés. Et c’est grâce à ça qu’il a construit sa fortune et sa réputation, sans avoir au fond beaucoup de considération pour ses patients, pour ses collègues, ni même pour celle qui a été sa petite amie (Rachel McAdams).

Alors forcément, le jour où un accident de voiture le prive de l’usage de ses mains, il est prêt à tout pour retrouver sa dextérité d’autrefois. C’est l’histoire, classique, de ces gens qui ne vivent que pour leur métier et qui ont subitement l’impression que leur vie s’arrête quand ils ne peuvent plus l’exercer.

Ici, nous ne sommes pas dans la vraie vie mais dans un univers fantastique… alors ce qui se passe n’a rien d’ordinaire. Strange entend parler d’un cas qui échappe à toute explication médicale. Un homme, qui aurait dû rester paralysé à vie, et qui marche pourtant comme s’il ne lui était rien arrivé. Le neurochirurgien va le trouver pour lui soutirer son secret et entend parler d’un nom : la cité de Kamar-Taj au Népal.

Est-ce une secte ? Des gourous guérisseurs ? Strange entreprend ce voyage de la dernière chance et découvre l’existence des arts mystiques à la faveur d’une rencontre avec “L’Ancien” (Tilda Swinton)…

Benedict Cumberbatch ne déçoit pas dans ce rôle de super-héros qui sort un peu du moule habituel du “type super fort aux gros muscles”. Il se croit invulnérable mais clairement, il est vite confronté à la réalité : il ne l’est pas. Pour ce genre de personnage bouffi de fierté, se voir diminué est sans doute encore plus dur à vivre que pour le commun des mortels.

Challenge psychologique intéressant, donc… et qui ouvre aussi à Strange les portes d’une autre dimension. Lui, le scientifique, dont la vie repose sur des faits, des preuves, des choses intangibles, va découvrir qu’il existe aussi des mondes parallèles qui laissent beaucoup plus de place aux ressentis et à l’intuition.

Doctor Strange, Scott Derrickson, avec Benedict Cumberbatch

Doctor Strange est un film dont j’ai apprécié l’esthétique, qui donne souvent l’impression de se trouver au milieu d’un kaléidoscope géant, riche en couleurs et en formes. En revanche, je reste avec le sentiment d’avoir vu une intrigue et des personnages relativement plats.

On ne sait presque rien de leur passé, de ce qui fait d’eux ce qu’ils sont. Ils n’ont pas l’air d’évoluer beaucoup au fil des événements qu’ils traversent et ça m’a laissé un certain sentiment de vide.

Même les obstacles ne sont finalement pas bien difficiles à franchir : par exemple, on voit Strange se battre quelques minutes… ou plutôt secondes avec l’apprentissage de la magie, mais dès qu’il parvient à débloquer ce talent intrinsèque qu’il ne croyait pas posséder, tout va terriblement vite. C’est presque décevant et cliché de se trouver confronté à un super-héros qui, en un claquement de doigts, devient meilleur que des gens qui pratiquent les arts mystiques depuis une éternité.

Mads Mikkelsen entre en scène pour offrir un peu d’opposition à Strange sous les traits du personnage de Kaecilius, mais on a presque l’impression qu’ils ne jouent pas sur le même terrain. D’un côté, on a un homme, Stephen Strange, qui atterrit là où il est parce qu’il veut simplement pouvoir reprendre le cours de sa vie d’avant. De l’autre, on a un méchant qui a fait des choix conscients pour être là où il est. Il en résulte, à mon sens, une opposition moins forte : Strange lutte parce qu’il n’a pas le choix et non par conviction intime.

Je trouve que le film a de bons éléments, que ce soit sur le plan visuel ou sur l’exploitation de la thématique du “voyage astral”… Je ne me suis pas ennuyée mais pour autant, ça manque un peu trop de profondeur à mon goût !


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