Frank Dillane – Interview avant la fin de la saison 1 de Fear The Walking Dead


Frank Dillane a accordé une interview en exclusivité au site What Culture peu avant la diffusion télévisée du dernier épisode de la série Fear The Walking Dead. Découvrez-en une traduction ci-dessous.

What Culture : Fear The Walking Dead réunit déjà une audience de plusieurs millions de téléspectateurs. Quel effet ça fait d’avoir un premier rôle dans une série de cette magnitude ?
Frank Dillane : Je ne me vois pas vraiment comment un premier rôle. Nick n’a certainement pas l’étoffe d’un premier rôle conventionnel et tout à fait ordinaire. Je suppose qu’à l’heure actuelle, c’est un peu un anti-héros. Je n’ai jamais vraiment pensé à lui comme étant un personnage principal et pour être franc, j’essaie de ne pas trop y penser.

Tu penses que c’est important que Fear s’éloigne de The Walking Dead et devienne une série à part entière ?
Eh bien, ça s’appelle “Fear The Walking Dead” donc il n’y littéralement qu’un mot de différence avec The Walking Dead. Le fait que ce soit un spin-off et que ça partage de ce fait quelques similitudes avec la série mère a été l’une des toutes premières choses que j’aie dû accepter. Dans un sens, il faut vraiment être à la hauteur. Ca appartient au même univers. Et puis, à notre époque, en matière de télé et de cinéma, on préfère recycler et réutiliser quelque chose de bon plutôt que de refaire [quelque chose de nouveau]. Ce n’est pas si différent des préquelles ou des suites autour de Star Wars, je pense. Je ne m’attarde pas trop là-dessus, après tout c’est juste mon métier.

Est-ce que tu t’inspires de The Walking Dead ?
Nick est-il le nouveau Rick ? Là, je vais être totalement honnête avec toi, je n’ai pas regardé The Walking Dead donc je n’en sais rien. Je n’avais même jamais entendu parler de la série. Peut-être que je m’y mettrai mais j’avoue que je n’ai pas regardé celle-là non plus. Mais c’est très bien, non ? C’est bien.

Tu es sur un plateau de tournage plein de zombies en train de déambuler et c’est la fin du monde. Ça ne te paraît pas un peu surréaliste parfois ?
Oui, ce qui est vraiment incroyable c’est de regarder tout ce qui se passe autour de notre petite scène sur laquelle on s’est concentré pendant des semaines… On voit tout le monde, tous les zombies, tous les hélicoptères et tout le reste et on réalise qu’en fait, on est juste un tout petit engrenage dans une énorme machine. Donc oui, ça peut être un peu intimidant quand on pense à tout l’argent qu’ils dépensent sur les choses qui m’entourent. Ça peut sembler assez effrayant.

La fin du monde est un sujet plutôt sombre, quel est l’état d’esprit sur le tournage ?
Sur le tournage, l’état d’esprit est génial mais c’est de la télévision donc on avance très vite et on n’est pas toujours tous ensemble sur le plateau. Il y a des week-ends où on est tous là, réunis, et où on peut passer du temps ensemble… mais en fait, pendant un moment j’étais sur un plateau différent de tous les autres. Et en toute franchise, un plateau de télévision est assez ennuyeux. On ne fait pas que s’amuser et prendre du bon temps, parfois c’est monotone, tu vois ce que je veux dire ? Le fait d’être là à répéter trois mots… Mais [l’ambiance] est bonne.

Frank Dillane et Alycia Debnam-Carey sur le tournage
Frank Dillane et Alycia Debnam-Carey sur le tournage

Les choses ne se passent pas très bien dans Game Of Thrones pour celui qui est ton père dans la vraie vie, est-ce qu’il y a une rivalité chez les Dillane ?
Eh bien, je n’ai jamais regardé Game Of Thrones non plus. Il n’y a absolument aucune rivalité entre moi et mon père, il fait son truc et je ne l’ai jamais perçu comme un rival, j’espère que lui non plus…

Est-ce que l’énorme fan base d’Harry Potter t’a préparé à l’hyper-médiatisation qui entoure The Walking Dead ?
Sans doute, dans une certaine mesure… même si [la célébrité] ne m’affecte pas vraiment personnellement. Je ne vois pas beaucoup de différences dans ma vie depuis mes six ans (Note : c’est l’âge où Frank Dillane a joué son premier rôle dans un film en faisant de la figuration dans Welcome To Sarajevo). Ce n’est pas comme si je me faisais assaillir par la foule ou autre ! De temps en temps, quelqu’un me dit un truc sympa mais c’est tout, on peut encore prendre le métro, aller au pub et mener une vie normale. Toute cette excitation et tout ça, ça paraît beaucoup plus hystérique pour ceux qui contribuent à la créer mais en ce qui me concerne, ça ne me touche pas du tout.

Comment t’es-tu adapté à l’accent américain ?
Je pense que les Américains s’intéressent beaucoup plus aux accents que les autres. Les accents ne sont que des choses techniques. J’ai néanmoins travaillé très, très dur dessus parce qu’on arrive toujours à dire quand quelqu’un adopte un accent qui n’est pas le sien. Enfin, c’est ce que je pense. Si l’accent d’origine de quelqu’un lui échappe sur un mot, je me demande d’où il vient. J’adore quand les gens me disent : “Oh, tu es Anglais ?” C’est excitant de me dire que les gens n’arrivent pas à deviner que je suis anglais.

Tu peux nous en dire plus sur “L’homme aux boutons de manchette” que Nick vient de rencontrer ? (Note : la question fait référence au personnage de Strand, que nous avons découvert dans Fear The Walking Dead saison 1, épisode 4)
Ah, ces scénaristes, ils ont toujours plus d’un tour dans leur sac ! Je ne sais pas, c’est ça le truc, avec la télévision on ne sait jamais ! Vous en savez presque autant que moi, je ne connais qu’une petite partie de l’intrigue de plus que vous. Et je ne sais vraiment pas ce qui va se passer avec lui. Nous ne savons pas encore qui il est.

Que réserve l’avenir concernant la saison 2 et Nick ?
J’ai certains espoirs concernant Nick mais ils gardent un tel secret autour du scénario ! Même pendant les auditions, on ne m’a même pas donné de script ! Jusqu’à ce que j’accepte le rôle, je ne savais presque rien de l’histoire de Nick et je ne sais toujours pas ce qui va se passer dans la saison 2. J’espère vraiment que Nick va laisser tomber l’héroïne. On ne peut pas faire grand-chose avec l’héroïne. L’addiction te laisse encore faire certaines choses mais avec l’héroïne, il y a un tel niveau de torpeur absolue que tu ne peux pas vraiment aller au-delà, la personne est totalement ailleurs tout le temps. J’espère qu’il va laisser tomber ça pour qu’il puisse explorer d’autres choses au lieu d’être en manque et de se sentir toujours mal.

Si c’est le cas, tu aimerais voir Nick devenir une sorte de héros de film d’action ?
Je ne sais pas si je pourrais jouer un héros de film d’action. J’ai la flemme de suivre les entraînements ! Nick est un personnage drôle, on ne sait jamais s’il dit la vérité ou pas et on ne sait jamais s’il a de bonnes intentions ou de mauvaises intentions. Donc c’est un peu difficile de juger si c’est un mec bien ou pas.

Nick va-t-il survivre jusqu’à la saison 2 ?
Est-ce qu’il sera là dans la saison 2 ? Eh bien, il faudra regarder pour le savoir…


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