Gambit, arnaque à l’anglaise, Michael Hoffman


Gambit – Résumé

Mais jusqu’où peut-on aller pour se venger d’un patron horrible ?

Pour voler Lionel Shabandar, l’un des hommes les plus riches d’Angleterre, Harry Deane monte une arnaque minutieusement pensée avec l’aide de son complice.

Il espère lui vendre un faux Monet car pour Shabandar, difficile de résister à une oeuvre d’art.

Pour la réussite de son plan, Harry a besoin d’une reine du rodéo excentrique et imprévisible tout droit venue du Texas, qui doit prétendre que son grand-père a dérobé le tableau à la fin de la Seconde Guerre mondiale…


RéalisateurMichael Hoffman.
Durée du film minutes.
Note – ★★★☆☆
Gambit, arnaque à l'anglaise, Michael Hoffman

Gambit, arnaque à l’anglaise – Critique

Harry Deane (Colin Firth) est la victime d’un patron détestable, Lionel Shabandar (Alan Rickman). Celui-ci n’a de cesse de le rabrouer, le rabaisser, l’humilier, tant et si bien que Deane n’aspire qu’à une chose : la vengeance. Et comme on le comprend face à ce personnage insupportable qu’est Shabandar, président sadique d’un grand groupe de médias et nudiste… ou plutôt exhibitionniste invétéré (y compris dans son bureau) !

La situation pourra, pour le spectateur, paraître aussi comique qu’insupportable : elle montre la domination exercée par un homme qui a confiance en lui sur un autre qui manque d’assurance et le pouvoir terrible de l’argent.

Alan Rickman est là où on l’attend mais il n’y a pas chez Shabandar le moindre trait de caractère qui le rendrait sympathique ou susciterait la compassion. Il est détestable, point barre. Quant à Colin Firth, on hésite entre le trouver touchant et se dire qu’il mérite totalement toutes les mésaventures qui lui arrivent… Son désir de vengeance est certes justifié mais n’en demeure pas moins malhonnête.

Le personnage de Cameron Diaz, qui vient en aide à Harry Deane dans la mise en place de son arnaque, m’a paru un peu plus décevant : cow-girl un brin sans gêne, elle rappelle à quel point la confiance en soi ouvre des portes mais elle n’évolue guère au cours du film.

J’ai aimé le générique sous forme d’animation un peu old-school, la musique (signée Rolfe Kent, à qui l’on doit la musique de Dexter) qui accentue souvent la dimension incongrue des situations. Le scénario, écrit par les frères Coen, ne correspond pas forcément à ce à quoi l’on s’attend de leur part ; dans la mesure où une large part de la communication du film prenait appui sur leur nom, il n’est pas surprenant que les spectateurs aient été déçus. Le film a peu séduit les critiques et le public.

Gambit, arnaque à l'anglaise, Michael Hoffman

Gambit ne surprend ni par ses ressorts comiques, ni par son dénouement. On y retrouve le schéma classique de deux personnages que tout oppose (l’employé coincé et la femme séduisante décomplexée) et qui doivent s’allier dans un intérêt commun. Néanmoins, j’ai trouvé l’ensemble divertissant pour peu qu’on ait envie de voir un film sans trop se poser de questions…


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