L’homme qui voulait être heureux, Laurent Gounelle


L’homme qui voulait être heureux – Résumé

Imaginez… Vous êtes en vacances à Bali et, peu de temps avant votre retour, vous consultez un vieux guérisseur. Sans raison particulière, juste parce que sa grande réputation vous a donné envie de le rencontrer, au cas où…

Son diagnostic est formel : vous êtes en bonne santé, mais vous n’êtes pas heureux. Porteur d’une sagesse infinie, ce vieil homme semble vous connaître mieux que vous-même. L’éclairage très particulier qu’il jette sur votre expérience va vous entraîner dans l’aventure la plus captivante qui soit : celle de la découverte de soi. Les expériences dans lesquelles il vous entraîne vont bouleverser votre vie, en vous donnant les clés d’une existence à la hauteur de vos rêves.

Avec L’homme qui voulait être heureux, c’est tout un monde de possibilités nouvelles qui s’ouvre, vous libérant de ce qui vous empêche d’être vraiment heureux.


Auteur.
Taille du livre167 pages.
Note – ★★☆☆☆
L’homme qui voulait être heureux, Laurent Gounelle

L’homme qui voulait être heureux – Critique

L’homme qui voulait être heureux se veut être un parcours initiatique. Celui d’un enseignant, Julian, parti en vacances à Bali. Peu avant son retour, il décide d’aller consulter un guérisseur qui remet profondément en question sa vision du monde et des autres.

Sur le fond, le livre de Laurent Gounelle délivre un message positif : nous sommes tous prisonniers de croyances que nous entretenons sans en avoir conscience. Par exemple, si nous avons appris à voir le monde comme un endroit dangereux, nous chercherons instinctivement à accréditer cette théorie en repérant chez l’autre ou dans l’environnement ce qui peut sembler inquiétant.

Le monde nous envoie une multitude de stimuli visuels, sonores, tactiles, etc. De par nos capacités cognitives limitées, nous ne sommes pas capables de tout retenir donc nous effectuons un tri de ces informations. Ce tri n’est pas le même chez tout le monde et deux personnes confrontées rigoureusement à la même scène n’en retiendront pas les mêmes détails.

Si toutes ces réflexions sont justes, quelque chose dans le livre L’homme qui voulait être heureux m’a pourtant dérangée. On nous présente les conversations de Julian avec le vieux sage balinais comme une sorte de révélation spirituelle sur la vie. Où subitement, en quelques discussions, ce touriste occidental parviendrait à s’affranchir de ses peurs et du poids de ses croyances pour envisager une autre vie.

On voit ainsi Julian se mettre à analyser le comportement des autres, envisager un changement de métier puis transmettre lui-même à un enfant la sagesse qu’il a reçue (« Ne laisse personne décider pour toi »).

D’un côté, le livre nous explique que les croyances sont profondément ancrées en nous et très difficiles à remettre en question… et de l’autre, le héros remet en cause les siennes en l’espace de quelques jours. Ça ne m’a pas paru très réaliste.

Par ailleurs, j’ai eu l’impression que le décor choisi (l’Indonésie) n’était qu’un enrobage « romanesque » pour des théories finalement plus scientifiques que spirituelles. En d’autres termes, le guérisseur évoque avec Julian beaucoup de théories très connues en psychologie sociale, comme celle de l’effet Pygmalion. Ces théories, maintes fois prouvées scientifiquement, sont considérées comme admises aujourd’hui (la notion de Pygmalion est même passée dans le langage courant).

Il paraît donc étonnant que Julian n’en ait jamais entendu parler (d’autant qu’il est enseignant) mais surtout, le guérisseur semble prendre exclusivement appui sur ces théories occidentales sans que l’on sente l’ajout d’une spiritualité typiquement « locale » ou remarquable.

C’est un livre qui amène à se poser de saines questions et je comprends pourquoi il a un tel succès, je suis d’ailleurs persuadée qu’il vous plaira si vous découvrez le développement personnel.

Cependant, pour ceux qui ont l’habitude de lire sur ce type de sujets, j’ai trouvé que l’approche survolait de grands concepts connus d’une manière trop superficielle à mon goût. Ayant fait des études de psychologie sociale, j’ai sans doute un regard un peu biaisé sur la question, je l’admets !


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4 commentaires sur “L’homme qui voulait être heureux, Laurent Gounelle

  • helary

    Bonsoir,
    auriez vous des livres de même genre, mais qui entreraient plus en profondeur dans le sujet, à conseiller?
    Merci beaucoup,
    Cordialement.

    Répondre à helary
    • Serial Lectrice

      Bonjour, c’est difficile de répondre à la question car la psychologie sociale est un domaine très vaste :) Le livre de Laurent Gounelle touche à une multitude de sujets et un seul sujet inspire des dizaines de livres. Donc il faudrait m’en dire plus pour que je puisse donner des pistes si j’en connais :)

      Répondre à Serial
  • Vizier

    Facile à lire très intéressant plein d idée à méditer

    Répondre à Vizier
    • Serial Lectrice

      Plein de gens semblent partager ton avis, pour ma part ça m’a paru vraiment « plat » mais je pense que c’est lié au fait que j’ai fait des études de psychologie avec une spécialisation en psychologie sociale, où toutes ces notions sont abordées de manière vraiment approfondie :)

      Répondre à Serial
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