L’appétit de vivre, Julien Salamon


L’appétit de vivre – Résumé

Augustin, en couple avec Maëlle, est un étudiant comme un autre à la Sorbonne, à ceci près que son avenir est déjà tout tracé. Il reprendra à n’en pas douter les rênes de la maison d’éditions fondée par sa grand-mère.

Une existence qui pourrait paraître ennuyeuse, si ce n’était cette découverte faite par Maëlle dans un grenier inexploré de l’appartement de ladite grand-mère. Elle tombe sur un roman ou plutôt, un journal dans lequel un mystérieux jeune homme raconte son parcours. Il prend naissance dans l’Allemagne troublée des années post-Seconde Guerre Mondiale et l’entraîne ensuite dans le reste de l’Europe et en Asie.

Quel est le lien entre cet auteur tombé dans l’oubli et la famille d’Augustin ?


Auteur.
Taille du livre109 pages.
Note – ★★☆☆☆
L'appétit de vivre, Julien Salamon

L’appétit de vivre – Critique

L’appétit de vivre fait partie des romans qui semblent avoir séduit pas mal de lecteurs, à l’instar de Juste avant le bonheur d’Agnès Ledig, mais qui m’ont laissé un parfum de déception.

L’histoire a de quoi aiguiser l’imagination des lecteurs. Tomber sur le journal d’un inconnu dans un grenier poussiéreux, quel champ de possibles cela nous ouvre ! Découvrir l’identité du mystérieux auteur, comprendre comment le journal a pu se retrouver là, se plonger dans l’histoire d’un homme que l’on ne connaît pas (à moins que ? Tout est possible !)…

L’auteur du journal, c’est Joseph. Il est jeune dans un Berlin déchiré au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale et portant, comme beaucoup de familles à l’époque, l’héritage douloureux de la Shoah. Amoureux comme on peut l’être à cet âge, il a soif de liberté et à la faveur d’un événement tragique, il va entreprendre un périple à travers plusieurs pays d’Europe. Joseph et son ouverture sur le monde font écho à la vie que mène Augustin, quelque peu empêtré dans une voie déjà tracée pour lui.

Ce qui m’a dérangée dans ce roman est avant tout le style d’écriture. Julien Salamon semble parfois danser avec la langue française avec une délicatesse naturelle, comme dans cette description poétique du jardin du Luxembourg où il évoque “un tapis de feuilles au camaïeu automnal recouvrant un parterre dessiné selon les velléités florentines d’une certaine Marie de Médicis”. A l’inverse, d’autres passages du livre sont convenus et ponctués de fautes d’orthographe (“flatter leurs pellicules venu figer le beau au naturel”).

Les dialogues, par exemple, manquent souvent de naturel : “Voilà un élixir qui aura raison de tes tensions”, déclare ainsi Maëlle en tendant un verre de vin à son copain. “Puis-je connaître le sujet si impérieux qui a entraîné la décrépitude de ton enthousiasme ?” Un langage qui ne m’a pas paru en phase avec la manière dont s’expriment les étudiants de notre époque et qui crée un certain manque de réalisme.

Je pensais au départ que l’auteur voulait opposer deux styles et créer un contraste entre les passages du journal de Joseph qui nous sont rapportés et les ressentis d’Augustin… mais il n’en est rien et j’ai eu un peu de mal, au final, à me laisser emporter par le récit.


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