La fin d’une liaison, Neil Jordan


La fin d’une liaison – Résumé

1946. Une pluie battante s’abat sur Londres par une morne soirée lorsque le romancier Maurice Bendrix (Ralph Fiennes) croise par hasard son vieil ami Henry Miles (Stephen Rea), politicien débordé.

Miles semble soucieux : il est convaincu que sa femme Sarah (Julianne Moore) le trompe mais n’ose franchir le pas d’engager un détective privé pour en avoir le cœur net. Sans le savoir, il rouvre une vieille blessure chez Bendrix…

Quelques années plus tôt, ce dernier a en effet vécu une folle passion avec Sarah.


RéalisateurNeil Jordan.
Durée du film minutes.
Note – ★★★☆☆
La fin d'une liaison, Neil Jordan

La fin d’une liaison – Critique

Hollywood nous offre de grands moments de cinéma mais on sent que chaque film doit ABSOLUMENT sortir du studio avec quelques éléments incontournables, dont le baiser fougueux et la partie de jambes en l’air… J’ai même découvert en écrivant cette chronique qu’il existait une « Hollywood Sex Scene Database » répertoriant des centaines de scènes torrides du cinéma. Ne me remerciez pas.

J’ai aussi découvert que le sujet fascinait les gens un peu partout sur le web : comment ces scènes sont-elles donc tournées ? Bon, en même temps, beaucoup de choses fascinent les gens sur le web. Les chatons, les bébés, les fails…

Vous allez me dire : pourquoi ces questions existentielles brûlantes ? Parce que j’ai vu ce film de Neil Jordan, La fin d’une liaison.

C’est une histoire d’adultère mais aussi et avant tout une grande histoire d’amour. Si vous n’aimez pas les films romantiques, passez votre chemin !

Le héros de l’histoire, Maurice Bendrix, avait rencontré Sarah lors d’une soirée et était instantanément tombé sous son charme. La jeune femme ne lui avait pas caché qu’elle s’ennuyait profondément dans son couple, son mari ne lui prêtant aucune attention. Rapidement, leur relation avait évolué vers des rencontres secrètes, un besoin incontrôlable d’être ensemble, que ce soit pour partager des moments torrides ou trouver le réconfort dans les bras de l’autre en cette période trouble de la Seconde Guerre Mondiale.

La fin d'une liaison de Neil Jordan
Sarah Miles (Julianne Moore) et Maurice Bendrix (Ralph Fiennes)

L’adultère a pris fin subitement lorsqu’une bombe s’est abattue à proximité de la maison où le couple faisait l’amour. Assommé par le souffle de l’explosion, Bendrix, blessé, a fini par se relever mais à sa grande surprise, Sarah est alors partie, lui jurant son amour éternel mais disparaissant de sa vie. Pourquoi ? La question hante le romancier depuis deux ans.

Les inquiétudes dont lui fait part Henry Miles sont donc aussi les siennes : Sarah a-t-elle trouvé un autre amant ? Bendrix décide, à l’insu d’Henry, d’aller lui-même trouver un détective privé (Ian Hart) pour percer le secret de Sarah. A travers son enquête, on va revivre certains épisodes déjà montrés au début du film mais éclairés sous une lumière différente…

La fin d’une liaison (tiré d’un roman de Graham Greene) nous montre donc un véritable triangle amoureux assez captivant, servi par un trio d’acteurs totalement à leur place dans ces rôles : Ralph Fiennes donne à Bendrix une fougue brûlante et une pointe de mélancolie ; Stephen Rea offre un personnage sympathique mais sans piquant (« L’ennui du mari qui sait où sont ses pantoufles mais ne remarque jamais sa femme », dit-il) ; Julianne Moore se révèle séduisante et mystérieuse.

La fin d'une liaison de Neil Jordan - Ralph Fiennes

J’ai longtemps hésité entre une note de 3 ou 4 étoiles et finalement opté pour 3 étoiles car j’ai trouvé à ce film une grosse faiblesse.

On nous fait comprendre que l’adultère entre Maurice et Sarah n’est pas une simple « tromperie du corps » mais une véritable passion. Elle leur permet de fuir la guerre, de s’évader dans un monde d’insouciance et de plaisir où chacun acquiert une importance qu’il n’a pas dans sa vie.

Bendrix, par exemple, est montré comme un homme seul (loin des grandes réceptions organisées par Henry Miles)… et Sarah souffre de l’indifférence de son mari. En dépit de ça, l’adultère qu’on nous montre est surtout fait de coucheries passionnées.

Hollywood a frappé… et dans ce film comme dans beaucoup d’autres, on a l’impression qu’il faut montrer du sexe à l’écran pour appâter le spectateur (oui, vous savez, 40 secondes de chevauchée sauvage tout habillée où Madame a le gémissement facile et le regard dans le vague). Oui, on voit les fesses de Ralph Fiennes et vous savez à quel point j’adore cet acteur… mais j’aurais préféré m’en passer au profit d’une vision un peu moins triviale de cet adultère.


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