La résurrection, Matt Orlando : en rire ou en pleurer ?


La résurrection – Résumé

Au lycée Middletown, le jeune Eli est victime d’intimidations de la part de Brandon et ses amis.

Son grand frère Devon a été assassiné sur la route par un chauffard.

Eli est persuadé que c’est Brandon le meurtrier.

Eli dit qu’il a trouvé le corps de son frère et qu’une sorcière a mis un mauvais esprit dans son corps.

Maintenant, il a besoin de six âmes pour vivre à nouveau et il va chercher à se venger contre Brandon et ses amis.


RéalisateurMatt Orlando.
Durée du film minutes.
Note – ★☆☆☆☆
La résurrection, Matt Orlando

La résurrection – Critique

Un film tellement “old school” et “classique” qu’il en deviendrait presque drôle à regarder. Voilà l’impression que j’ai eue en découvrant La résurrection de Matt Orlando. J’aurais dû m’en douter, car le résumé officiel du film (ci-dessus) et sa traduction française maladroite donnent une vague idée de la “kitschitude” de l’ensemble.

La Résurrection raconte l’histoire d’Eli (J. Michael Trautmann), un adolescent perturbé dont la vie a récemment été marquée par un drame : son frère Devon, dont il était très proche, a été fauché sur le bord de la route par un chauffard qui a pris la fuite. Depuis, Eli réalise des dessins très inquiétants. Lorsque Brandon (Nick Jandl), lycéen sûr de lui qui a fait d’Eli son bouc-émissaire, découvre qu’Eli a fait des portraits de lui et de toute sa bande, il s’emporte et une bagarre éclate. Eli se retrouve dans le bureau de la psychologue scolaire Jessie Parker (Mischa Barton).

L’adolescent lui confie qu’il est persuadé que Brandon a causé l’accident de son frère. Il prétend par ailleurs avoir fait un pacte avec une vieille femme pour que son frère revienne d’entre les morts. Cette résurrection ne pourra s’effectuer que si l’on fournit six âmes à son frère. Évidemment, le rituel est en marche et nul ne pourra l’arrêter…

Un scénario classique qui rappelle vaguement le point de départ de Souviens-toi l’été dernier, avec un accident de voiture dont découlent des faits surnaturels. Les lieux sont classiques eux aussi : un lycée américain ordinaire, avec ses casiers dans le couloir. Un proviseur sympathique mais ferme, rôle où l’on prend un plaisir certain à retrouver Michael Clarke Duncan, dont il se dégage une profonde bonhommie. Rien, dans ce film, ne sort vraiment de l’ordinaire et il y a, tant dans la manière de filmer que dans l’étalonnage une impression de “vieux film”.

La résurrection, Matt Orlando

On sursaute à quelques reprises mais à aucun moment le suspense ne vient titiller nos peurs les plus secrètes, à aucun moment il ne joue sur notre psychologie. On ne se recroqueville pas dans son canapé, on ne gémit pas de terreur en entendant un mini-craquement dans son salon… Même pour les personnages, tout ce qui se produit semble parfaitement naturel. Ainsi, lorsque l’adjoint au shérif (Devon Sawa) téléphone à Jessie Parker en lui disant “Je suis devant la tombe de Devon Driggers et apparemment, il est sorti de son trou”, elle répond juste sans grande conviction “Wow, c’est… flippant”. Euh… sans blague ?


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