Le miroir de Cassandre, Bernard Werber


Le miroir de Cassandre – Quatrième de couverture

Et vous, que feriez-vous si vous pouviez voir le futur et que personne ne vous croie ?


Auteur.
Taille du livre631 pages.
Note – ★★★☆☆
Le miroir de Cassandre, Bernard Werber

Le miroir de Cassandre – Critique

Avec une quatrième de couverture aussi brève que celle du “Miroir de Cassandre”, on commence sa lecture sans vraiment savoir où nous conduira ce roman. La héroïne, Cassandre, a un problème bien différent du nôtre : elle sait où elle va… mais pas d’où elle vient.

A 17 ans, Cassandre est dotée d’une sensibilité hors norme et du don extraordinaire de percevoir l’avenir. Non pas l’avenir individuel de chacun, les amours et les rentrées d’argent comme les annoncerait une voyante… mais l’avenir de l’humanité, le destin des générations futures. En revanche, elle ne conserve aucun souvenir des 13 premières années de sa vie.

Sa mémoire commence à s’écrire à partir d’un événement tragique, un attentat lors duquel elle a perdu ses deux parents. Un jour, le directeur de l’école où elle est pensionnaire lui remet un petit paquet de la part d’un mystérieux expéditeur, “D”. Il contient une montre qui indique la probabilité de mourir dans les 5 secondes qui suivent.

C’est le début d’une fuite en avant qui va entraîner la jeune fille bien loin de son confort, aux côtés d’un groupe de clochards ayant élu domicile dans une déchetterie à ciel ouvert. Mais si Cassandre voit l’avenir comme son homonyme de la mythologie grecque, rien ne pousse les autres à la croire. Son don est aussi sa malédiction car elle se sent investie du devoir de guider l’humanité sur la voie d’un avenir meilleur… mais comment le faire si personne ne l’écoute ?

Fidèle à lui-même, Bernard Werber a glissé dans Le miroir de Cassandre les thèmes qui traversent toute son œuvre : ses préoccupations pour l’avenir de l’humanité (gestion des déchets, pollution, etc), l’idée que notre vie s’inscrit dans un long cycle générationnel (entre vies antérieures et générations futures).

Les décors du livre sont volontairement choquants et nous renvoient à toute la démesure de notre société d’hyperconsommation : acheter, jeter, pour que tout finisse dans un gigantesque dépotoir puant qui sert d’abri à une communauté d’un genre nouveau. Ce miroir de Cassandre est un reflet intéressant de notre mode de vie. Mais malgré un scénario de départ au mystère alléchant, le roman m’a un peu déçue.

Cassandre se voit investie d’une responsabilité dans laquelle on peine à se projeter : à elle seule, elle devrait donc résoudre tous les problèmes qui menacent le monde, du terrorisme à la faim. Le tout avec une personnalité que l’on sent très fragile, une agressivité à fleur de peau et une certaine froideur qui ne la rendent pas vraiment attachante.

Par ailleurs, sa terrible montre qui calcule la probabilité de mourir dans les 5 secondes apparaît de manière tellement récurrente qu’on a l’impression que la vie n’est plus qu’un calcul permanent. Qu’il n’y a pas de place pour la spontanéité et finalement pour l’humain. Si c’est à ce prix qu’on peut sauver le monde, cela en vaut-il la peine ?


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3 commentaires sur “Le miroir de Cassandre, Bernard Werber

  • Emilie

    Je ne connais pas cet auteur mais pourquoi pas !

    Répondre à Emilie
  • Brize

    Un pavé qui ne t’a pas convaincue … mais qui te permet de remporter ton challenge, c’est déjà ça :) !

    Répondre à Brize
    • Serial Lectrice

      Hé hé, j’en ai déjà un deuxième en cours de lecture :) Serial paveuse !

      Répondre à Serial
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