Le Monstre, Guillaume Duhan


Le Monstre – Résumé

Alexandre et Lisa font connaissance sur les bancs d’une école de journalisme dans laquelle ils viennent d’être admis, le début d’une relation qui tourne vite au vinaigre.

Mais les deux étudiants ont bien d’autres préoccupations en tête que celle de sauver leur propre couple. Un homme a été assassiné dans un hôtel de la ville, un meurtre qui serait attribué à une femme.

Le début d’une série de crimes similaires qui mettent toute la promotion de journalistes en herbe en effervescence ! Et si l’un d’entre eux parvenait à identifier le coupable ?

Cependant, ce n’est pas à eux qu’incombe la tâche mais à une enquêtrice, Sofia Semionovna, qui entend bien faire la lumière sur l’affaire et identifier celle que l’on surnomme désormais « Le Monstre ».


Auteur.
Taille du livre124 pages.
Note – ★★☆☆☆
Non disponible à la vente actuellement.
Le Monstre, Guillaume Duhan

Le Monstre – Critique

Si vous avez déjà lu Le Clairvoyant, ce deuxième roman de Guillaume Duhan vous permettra de mieux cerner la personnalité de son héros, Alexandre. Si vous ne l’avez pas lu, vous pouvez tout à fait commencer par Le Monstre car l’auteur a construit son histoire de manière à ce qu’elle soit accessible à tous.

Le Monstre s’articule autour d’un thème qui me passionne : le lien entre journalisme et justice. Deux personnages, deux quêtes similaires, deux ambitions différentes : Alexandre aimerait découvrir l’identité du Monstre, animé par la soif du scoop et la curiosité légitime qui s’empare de tout journaliste en de telles circonstances ; Sofia Semionovna, l’enquêtrice, semble déterminée à mettre la coupable sous les verrous. La chute est surprenante et même si elle clôture l’intrigue, elle laisse assez de questions en suspens pour que l’on ait envie d’attaquer le troisième roman de Guillaume Duhan, en cours d’écriture, où l’on retrouvera le personnage de Sofia.

Si l’enquête est plutôt bien menée, j’avoue néanmoins lui avoir trouvé des faiblesses : j’ai eu l’impression, par exemple, qu’on retrouvait assez peu dans les crimes la dimension « pulsionnelle ». Or, selon moi, le tueur en série est mu par l’émotion et, souvent, par quelque chose d’ordre sexuel. Dans Le Monstre, le serial killer reproduit au contraire à l’identique le même modus operandi dans la même ville et dans des lieux aussi surveillés que des hôtels, où les caméras sont multiples. Il semble avoir une approche presque « intellectuelle » des choses et le mobile de ses crimes paraît trop transparent.

Pour cette raison, ce n’est pas un livre qui vous glace le sang, où vous vous demandez sans cesse où le Monstre va frapper ensuite et comment il va finir par se trahir. De mon point de vue, l’enquête elle-même prime sur cette notion de « suspense ». Guillaume Duhan a pris le temps d’approfondir la psychologie de chaque personnage, chose qui compte beaucoup à mes yeux dans un roman car c’est ce qui leur donne du corps et les fait sortir du cliché bidimensionnel du « personnage de fiction ».

C’est un livre que je conseillerais à ceux qui fuient les polars trop angoissants, trop sanglants, trop « à l’américaine ». Ici, il s’agit davantage d’un jeu de rôles où l’on ne sait jamais vraiment qui est victime, qui est bourreau… Perturbant, non ?


Poster un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

2 commentaires sur “Le Monstre, Guillaume Duhan

Si vous aimez les articles du site, n'hésitez pas à faire vos achats sur Amazon.fr via ce lien ; il me permettra de toucher une commission grâce au programme Partenaires Amazon EU.