Le retour, Bernhard Schlink : entre secret de famille et quête d’identité


Le retour – Résumé

Les grands-parents du jeune Peter Debauer travaillent comme relecteurs pour une collection de littérature populaire.

Souvent, Peter dessine ou fait ses devoirs au dos de jeux d’épreuves corrigées.

Un jour, il se met à lire un de ces feuilletons malgré l’interdiction grand-parentale.

Intrigué, il découvre dans le récit pourtant incomplet d’un prisonnier de guerre détenu en Sibérie des détails qui se rattachent étrangement à sa propre vie…

Une longue quête commence alors pour lui, et sa volonté de découvrir la fin de l’histoire l’entraînera dans une odyssée à travers l’Histoire allemande et le passé de sa propre famille.


Auteur.
Taille du livre416 pages.
Note – ★★☆☆☆
Le retour, Bernhard Schlink

Le retour – Critique

Le retour est l’histoire d’une quête d’identité. Le style est riche et l’écriture possède une vraie profondeur intellectuelle tout en restant limpide. Le livre soulève notamment des réflexions passionnantes sur la notion de justice, de bien et de mal. Malgré tout, j’ai trouvé l’intrigue trop prévisible et ordinaire pour que le livre me reste en mémoire.

Le héros, dont le père est décédé à la guerre, a dû grandir avec ce vide, passant les étés en Suisse chez ses grands-parents paternels. Lorsqu’il découvre un roman qui semble basé sur des bribes de sa propre histoire, il soupçonne instantanément qu’il existe un lien entre ce texte et sa famille.

Les dernières pages du récit ont disparu et Peter Debauer se lance dans une enquête fouillée pour reconstituer le destin du protagoniste, en qui il croit reconnaître son père.

C’est la quête d’une vie entière, puisque ses recherches vont l’occuper des décennies durant, au détriment d’une vie personnelle qui semble quelque peu bancale et creuse. Une quête dans laquelle on se demande sans cesse s’il se perd ou s’il se retrouve.

Se servant de l’Odyssée d’Homère comme toile de fond, Bernhard Schlink nous livre une œuvre complexe, qui mêle des fragments de l’histoire politique de l’Allemagne à une réflexion argumentée sur le droit.

Mais on a souvent l’impression que l’enquête du héros est menée à un niveau purement intellectuel : faite de raisonnements logiques et de digressions mais manquant cruellement d’une coloration émotionnelle. Il est difficile de s’attacher aux personnages et le fond du propos, le secret de famille, reste traité d’une manière peu originale qui m’a laissé une impression mitigée.


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