La mémoire des embruns, Karen Viggers


La mémoire des embruns – Résumé

Au crépuscule de sa vie, Mary reçoit une visite inattendue… et une lettre. Ce courrier, dont elle seule connaît la nature, la bouleverse profondément. Elle se sent déchirée entre la nécessité d’agir et le désir de faire disparaître la lettre qui éveille tant de souvenirs.

Alors que sa santé se dégrade, Mary décide d’aller se réfugier sur l’île où elle a élevé sa famille, l’île Bruny située au sud-est de la Tasmanie. Une décision que certains de ses enfants ne comprennent pas, la sachant si fragile. Seul Tom, le fils dont elle a toujours été la plus proche, et sa petite-fille Jacinta, semblent toutefois percevoir à quel point il est important pour Mary de rester maîtresse de son destin…

A Bruny, la vieille dame débute un pèlerinage dans le passé qui la ramène à l’époque où, avec son mari, ils étaient gardiens du phare et vivaient dans un cottage battu par les vents.


Auteur.
Taille du livre448 pages.
Note – ★★☆☆☆
La mémoire des embruns, Karen Viggers

La mémoire des embruns – Critique

Mon libraire bouillonnait d’enthousiasme au sujet de La Mémoire des Embruns, évoquant un livre plein de poésie, tissant un lien superbe entre les générations. Je ne peux que lui donner raison sur ces points mais pour ma part, j’ai eu du mal à me laisser entraîner par le livre.

Mary, la vieille dame qui est au cœur de l’histoire, sent que ses jours sont comptés. Depuis son veuvage, elle voit sa santé décliner lentement. Autour d’elle, chacun veut donner son avis sur la situation : sa fille Jan préférerait la savoir dans une maison de retraite, prise en charge par un personnel compétent… mais c’est une perspective que Mary rejette vigoureusement tant elle tient à garder sa liberté et son indépendance.

Elle veut décider pour elle-même car elle sait, au plus profond de son être, ce qui est important pour elle à cette période où la vie la quitte peu à peu. C’est déjà, en soi, une jolie leçon sur la nécessité de respecter les choix de (fin de) vie qu’une personne fait pour elle-même.

Mary peut heureusement compter sur le soutien de son fils Tom et de sa petite-fille Jacinta. Tom a toujours été son « préféré », bien qu’il soit terrible pour un parent d’avouer qu’il se sent plus proche de l’un de ses enfants.

Au tout début du roman La Mémoire des Embruns, Mary reçoit une visite inattendue qui lui porte un véritable coup au cœur car c’est quelqu’un qu’elle ne pensait pas voir resurgir dans sa vie. Quelqu’un qui lui remet une lettre, véritable objet empoisonné pour la vieille dame. Il lui brûle de s’en débarrasser tant elle aimerait ignorer le contenu… mais elle en est incapable.

En tant que lecteur, nous ne connaîtrons la vérité qu’à la toute fin de l’intrigue… sauf quand, comme moi, vous la voyez arriver très très vite.

Cette lettre n’est en réalité qu’un élément anecdotique de l’histoire. La Mémoire des Embruns raconte avant tout le « voyage » que fait Mary sur les traces de son passé, en choisissant d’aller passer la fin de sa vie à l’endroit où elle a été la plus heureuse de toute son existence : l’île Bruny, en Tasmanie, où elle a vécu dans un petit cottage loin de tout tandis que son mari gardait le phare local.

Alors le roman nous emmène à ses côtés dans la beauté sauvage de l’île, la force des éléments, la vie d’une famille dans cet endroit reculé… et l’Antarctique, si proche, où Tom est parti pour une saison, le genre d’expérience qui vous marque à jamais.

On se plonge aisément dans ces paysages sauvages, ce que j’ai aimé… mais j’ai trouvé le rythme du récit très lent, trop lent… en particulier lorsqu’il était question de longues descriptions sur les oiseaux de la région. D’autre part, la mystérieuse lettre que reçoit Mary se voit accorder beaucoup d’importance au point de créer une attente, une tension chez le lecteur alors qu’au fond, j’ai eu le sentiment en terminant ma lecture que ce n’était pas là que résidait le fond de l’histoire.

Je n’ai donc pas été convaincue par ce livre mais si vous aimez les sagas familiales et les histoires de secrets de famille, La Mémoire des Embruns pourrait vous plaire !


Poster un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

2 commentaires sur “La mémoire des embruns, Karen Viggers

  • Aude

    Bonjour bonjour,
    Je découvre ton blog à l’instant et j’ai tout de suite été attirée par cet article car j’ai fini La Mémoire des Embruns il y a quelques jours… et je partage exactement TOUT ce que tu dis dans ton article!
    Le livre est poétique et pourtant.. il manque ce petit quelque chose pour accrocher à 100%.
    J’ai aimé cette thématique de la vieillesse et du respect du choix de fin de vie.
    Et puis l’histoire de la lettre.. en effet, dès la deuxième page tu as déjà compris de quoi il va retourner tout au long du roman et je trouve cela dommage.
    Je suis tout à fait d’accord avec toi quand tu dis que ce n’est pas là que semble résider le fin fond de l’histoire, en effet… J’estime plutôt que c’est le sujet de la vieillesse et tout ce qui tourne autour :-)
    J’ai adoré l’ambiance nature de l’île de Tasmanie, ça donne envie d’y aller ! :-)

    En tout cas, j’apprécie ta vision des choses et je viendrai zoner de temps à autre sur ton blog :-)
    Bonne fin de journée,

    Aude

    Répondre à Aude
    • Serial Lectrice

      Hello Aude, merci beaucoup d’avoir partagé ton ressenti. Je trouve ça dommage que l’on crée une attente autour de cette lettre alors que finalement, le roman traite de sujets beaux et profonds sans avoir besoin de ce pseudo-suspense. En ce qui me concerne, ça a causé une certaine déception et je me demande si, au final, elle n’a pas joué un rôle dans mon avis global sur le livre !

      Répondre à Serial
Si vous aimez les articles du site, n'hésitez pas à faire vos achats sur Amazon.fr via ce lien ; il me permettra de toucher une commission grâce au programme Partenaires Amazon EU.