Rien à déclarer : un film pour les amateurs d’humour potache


Rien à déclarer – Résumé

Ruben Vandevoorde (Benoît Poelvoorde) et Mathias Ducatel (Dany Boon) sont douaniers à la frontière franco-belge à la fin des années 80.

Le premier, sanguin et colérique, est issu d’une famille 100% belge et voue une adoration exclusive à la Belgique. Ce qu’il redoute plus que tout ? Que les « Camemberts », comme il qualifie les Français, viennent envahir son cher pays ! Le second douanier, sympathique et assez peu sûr de lui, est français et prend un malin plaisir à singer l’accent belge pour agacer Vandevoorde. Autant dire que la cohabitation est tendue !

Lorsque les frontières disparaissent à la naissance de l’Union Européenne, c’est le grand chamboulement, aussi bien pour les patrons du café-restaurant frontalier (Karin Viard et François Damiens) que pour nos douaniers, qui vont devoir apprendre à travailler ensemble. Et pour simplifier la situation, Ducatel entretient une liaison secrète avec la jolie Louise (Julie Bernard) qui n’est autre que la propre sœur de Ruben…


RéalisateurDany Boon.
Durée du film minutes.
Note – ★★☆☆☆
Rien à déclarer, Dany Boon

Rien à déclarer – Critique

Rien à déclarer hérite de la lourde tâche de passer après Bienvenue chez les Ch’tis, le deuxième film de Dany Boon qui reste l’un des plus grands succès du box-office français.

Disons-le tout de suite : le scénario n’a rien d’original. Un Belge raciste et plein de préjugés sur les Français doit collaborer, contraint et forcé, avec un Français plutôt sympathique qui l’amène peu à peu à changer d’attitude. Les péripéties s’enchaînent d’une manière très prévisible : une histoire d’amour interdite, des courses-poursuites dans la campagne entre les douaniers et des trafiquants de drogue pas très futés, etc.

Rien à déclarer, Dany Boon

Oui, j’ai pensé à La Cité de la Peur quand le truand qui n’a pas inventé la poudre (le malheureux n’arrive déjà pas à la transporter de l’autre côté de la frontière) s’exclame « C’est ça qu’est ce qui faut que j’fais ! » (« On m’avait dit de venir, pas de venir avec des bagages ! Pourquoi, il fallait que j’en prende ? »). Oui, j’ai pensé à Taxi lorsque les douaniers héritent d’une voiture « pas tout à fait comme les autres ».

L’esprit est bon enfant et on trouve dans Rien à déclarer quelques répliques qui raviront les adeptes d’humour potache. La stupidité savamment maîtrisée de certains personnages ne manque pas de panache : « Je ne sais pas ce que cette drogue fait dans mon cul, on a dû me la mettre à mon insu ! » se défend ainsi le passeur de drogue, en affichant une expression si innocente et si débordante de mauvaise foi que l’on ne peut s’empêcher d’esquisser un sourire. Et que dire du douanier faussement raisonnable qui déclare au barman avec le plus grand sérieux : « T’es fou, jamais d’alcool pendant le service ! File-moi une petite bière plutôt ! » ?

Si vous aimez rire de bon cœur à des blagues un brin scato, vous apprécierez sans doute ce film. Sinon, passez votre chemin. Rien à déclarer n’est pas un film pour qui aime l’humour intello. Si je n’ai pas aimé, c’est parce que j’ai trouvé que l’on voyait les blagues arriver de loin, de très loin… et sans effet de surprise, le comique perd pour moi une large part de sa saveur.


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