The Land Of Hope (Kibô No Kuni), Sono Sion


The Land Of Hope – Résumé

Un tremblement de terre vient de secouer une province du Japon, affectant la centrale nucléaire qui s’y trouve. La famille Ono vit à proximité du bâtiment et lorsque le gouvernement décide de délimiter un périmètre d’évacuation, elle se retrouve à quelques mètres seulement de celui-ci.

Absurdité d’une situation où leurs voisins doivent évacuer la zone en laissant sur place toutes leurs possessions tandis que les Ono, à deux pas, sont autorisés à rester chez eux. Mais leur dit-on toute la vérité sur l’incident ? Les radiations cessent-elles réellement d’être dangereuses au-delà du périmètre de sécurité ? La question divise la famille…


RéalisateurKibô No Kuni.
Durée du film minutes.
Note – ★★☆☆☆
The Land Of Hope (Kibô No Kuni), Sono Sion

The Land Of Hope (Kibô No Kuni) – Critique

The Land Of Hope est un film que j’ai trouvé relativement prévisible, ponctué d’une note de poésie qui relève un peu l’ensemble sans toutefois parvenir à marquer les esprits.

Il ne s’agit pas d’un film catastrophe mais d’un drame familial : un couple âgé (Yasuhiko, joué par Isao Natsuyagi, et Chieko, interprétée par Naoko Ohtani) habite dans un petit village situé non loin d’une centrale nucléaire à laquelle Yasuhiko a toujours été opposé. Chieko est atteinte de démence et perd la mémoire. Ils sont sur le point de marier leur fils, Yoichi (Jun Murakami) à la jolie Izumi (Megumi Kagurazaka).

Un tremblement de terre survenu dans la région déclenche un tsunami mais provoque aussi un sérieux incident au niveau de la centrale nucléaire. Le gouvernement se fait rassurant mais délimite cependant un périmètre de sécurité dont les habitants sont priés d’évacuer. Les Ono se retrouvent à la frontière de ce périmètre, qui traverse littéralement la cour de leur maison. Face à la menace invisible des radiations, chacun adopte vite une réaction différente.

Chieko ne mesure pas la gravité de la situation, Yoichi fait confiance au gouvernement lorsque celui-ci promet que la menace est limitée dans leur maison, Yasuhiko semble savoir que les radiations ne se dissipent pas subitement entre un côté d’une cour et l’autre mais à son âge, doit-il partir et abandonner sa maison ? Quant à Izumi, elle est convaincue que les autorités ne disent pas toute la vérité sur l’incident.

Isao Natsuyagi dans le rôle de Yasuhiko Ono

Le film explore cette dynamique familiale dans un contexte de catastrophe naturelle. Le projet est intéressant car il permet d’aborder aussi bien la notion de vie elle-même (d’où l’on vient, où l’on va, quels espoirs nous reste-t-il) que l’amour conjugal et familial. Cependant, le scénario comporte bien peu de péripéties, de telle sorte qu’on a vite l’impression de tourner en rond dans un décor et une situation qui n’évoluent plus.

Le rythme est lent, la musique parfois dramatique à l’excès. Isao Natsuyagi est toutefois convaincant dans le rôle d’un chef de famille divisé et j’ai bien aimé la vision très poétique de certaines scènes, comme lorsque Chieko, se croyant un jour de fête, enfile son plus joli kimono et part dans les rues enneigées de la ville fantôme.

C’est un cinéma qui plaira peut-être à ceux qui aiment que la notion de “choix” fasse l’objet d’une étude approfondie…


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