Un avion sans elle, Michel Bussi


Un avion sans elle – Résumé

Lyse-Rose ou Emilie ? Quelle est l’identité de l’unique rescapée d’un crash d’avion, un bébé de trois mois ?

Deux familles, l’une riche, l’autre pas, se déchirent pour que leur soit reconnue la paternité de celle que les médias ont baptisée Libellule.

Dix-huit ans plus tard, un détective privé prétend avoir découvert le fin mot de l’affaire, avant d’être assassiné, laissant derrière lui un cahier contenant tous les détails de son enquête.

Du quartier parisien de la Butte-aux-Cailles jusqu’à Dieppe, du Val-de-Marne aux pentes jurassiennes du mont Terrible, le lecteur est entraîné dans une course haletante jusqu’à ce que les masques tombent.

Hasards et coïncidences ne sont-ils que les ricochets du destin ? Ou bien quelqu’un, depuis le début, manipule-t-il tous les acteurs de ce drame ?


Auteur.
Taille du livre570 pages.
Note – ★★★★☆
Un avion sans elle, Michel Bussi

Un avion sans elle – Critique

Michel Bussi était dans la valise de pas mal d’entre nous pour les vacances et il faisait aussi partie de la mienne avec ce livre, Un avion sans elle. Quand on y pense, ça doit être terriblement excitant pour un écrivain de savoir que son histoire accompagne des milliers d’inconnus !

Ce roman que je vous présente aujourd’hui est une idée de lecture idéale pour les vacances mais aussi pour tous ceux qui ont perdu l’habitude de lire, car il est d’un style très facile d’accès.

Difficile parfois d’expliquer ce qui, dans un livre, nous touche au cœur. Toujours est-il que j’ai beaucoup apprécié ce livre pour les questionnements qu’il suscite sur le destin, l’importance de l’identité. Précision initiale : il fait partie des romans faciles à lire, à l’écriture fluide et sans intrigue alambiquée.

Il n’exige pas d’effort intellectuel particulier et, à ce titre, sera sans doute boudé par les amateurs de polars complexes où la psychologie des personnages est réellement approfondie.

Le point de départ du roman est simple : un crash aérien dont ne réchappe qu’une seule survivante, un nourrisson de trois mois. Or, deux bébés de cet âge se trouvaient dans l’avion. La suite, vous la devinez sans peine. A peine les médias et le grand public apprennent-ils l’existence de la miraculée que deux familles se manifestent, revendiquant la filiation de l’enfant.

S’agit-il de Lyse-Rose, héritière de la (très fortunée) famille De Carville ? Ou est-ce Émilie, petite-fille de Nicole et Pierre Vitral, modestes propriétaires d’un camion à frites ? La justice tranche en faveur des Vitral sans grande conviction mais “Lylie” grandit avec cette identité hybride et de trop nombreuses questions…

Mme de Carville, convaincue que la justice a fait erreur, sollicite les services d’un détective privé, Crédule Grand-Duc, qui se voit confier la mission de découvrir la vérité avant les 18 ans de Lylie. Le livre nous dévoile les pages du journal tenu par le détective, en alternance avec le récit des événements qui surviennent quand Lylie atteint la majorité.

Les 530 pages se parcourent sans obstacle et nous entraînent dans une folle course contre la montre.

En effet, bien que Lylie soit au centre de l’intrigue, elle est absente du roman : à peine ses 18 ans fêtés, elle est partie sans se justifier, ne laissant à son frère que quelques messages évasifs et angoissants. Ce frère, Marc, se met alors en tête de lever à tout prix les doutes qui subsistent sur l’identité de sa sœur. Mais comment y parvenir en l’absence de la principale intéressée ?

Le gros point faible du livre est finalement sa simplicité, qui produit des personnages assez caricaturaux (l’opposition entre “la famille riche” et “la famille pauvre” étant, par essence, de nature à alimenter une certaine stéréotypie).

Comme pour établir un équilibre moral, Michel Bussi leur attribue des traits et des mésaventures qui paraissent presque méritées : l’odieuse petite fille riche devient laide comme un pou en grandissant, les enfants pauvres sont au contraire des modèles de vertu, d’abnégation et de générosité. Au final, les drames qui surviennent trouvent une explication qui relève quasiment de la justice divine.

Un avion sans elle reste le livre parfait pour une lecture de vacances plaisante et sans prise de tête.


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2 commentaires sur “Un avion sans elle, Michel Bussi

  • Emotionwizard

    je suis tombée sur cet article en recherchant des infos dessus ! J’ai tellement aimé le lire cet été ! J’adore on a qu’une hâte : tout découvrir ! Je comprend que tu en fasse un Article !

    Répondre à Emotionwizard
    • Serial Lectrice

      J’avais trouvé ça vraiment cool comme lecture de vacances, 100% détente, vite dévoré (c’est mon grand défaut, je lis beauuuucoup trop vite !). Je croise encore plein de gens qui le lisent dans le métro donc à mon avis, nous ne sommes pas les seules à l’avoir adopté ! Tu en as lu d’autres de Michel Bussi ?

      Répondre à Serial
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