Vertige, Franck Thilliez : camping… très sauvage !


Vertige – Résumé

Jonathan Touvier émerge péniblement du sommeil… et réalise très vite qu’on l’a drogué et emmené dans un endroit qu’il ne connaît pas. Qui a pu commettre une telle folie ? Pourquoi se retrouve-t-il dans ce qui ressemble à un gouffre glacial, avec pour seul refuge une tente, et sans provisions ? Et qui sont les deux personnes enfermées avec lui ?

Jonathan doit en effet partager l’espace avec Farid, un jeune qu’il n’a jamais croisé et qui, comme lui, est enchaîné… et Michel, dont le visage est entièrement prisonnier d’un masque de fer mais qui est libre de ses mouvements. Il pourrait les tirer d’affaire… s’il ne risquait pas d’exploser à tout moment en s’éloignant un peu trop de ses comparses.

Dans une tension inouïe, les trois hommes doivent se préparer à survivre…


Auteur.
Taille du livre336 pages.
Note – ★★★☆☆
Vertige, Franck Thilliez

Vertige – Critique

Imaginez un réveil un peu douloureux. Vous avez la tête embrumée. Votre fille est à l’étranger, votre femme est couchée sur un lit d’hôpital, atteinte d’un cancer à un stade avancé. C’est moche… et ça le devient encore plus quand vous réalisez que vous n’êtes pas dans votre lit mais dans… une sorte de grotte, avec un gouffre.

Vous êtes enchaîné, ce qui vous donne une liberté de mouvement assez restreinte. Vous découvrez qu’à vos côtés se trouve un autre homme, Farid, lui aussi enchaîné. Et un troisième, Michel, qu’on a laissé libre de ses mouvements mais dont la tête est emprisonnée dans un masque de fer. Et votre chien, petite bouffée de réconfort. Dans la grotte, il y a une tente, deux duvets, deux paires de moufles… et si peu de provisions.

Pour couronner le tout, il fait un froid glacial.

Fort heureusement, tout ceci se passe dans un livre et pas dans la réalité. Vertige, le roman de Franck Thilliez, nous plonge dans l’angoissante dynamique de ce groupe d’hommes qui ne savent ni pourquoi ils ont été enlevés ni comment ils vont survivre dans cet enfer.

Alors c’est le début d’une véritable mission de survie. Jonathan Touvier, le héros, a beau avoir un passé d’alpiniste, il n’en demeure pas moins qu’il a rarement dû faire face à des conditions si éprouvantes. En tant que lecteur, on se laisse rapidement happer par sa sourde angoisse de mourir au fond de ce gouffre, sans pouvoir donner de sens à ce qui lui arrive.

Vous allez me dire : pourquoi Michel, qui n’est pas enchaîné, ne libère-t-il pas les autres pour une résolution rapide de l’intrigue ? Eh bien… parce qu’il ne peut couper leurs chaînes à mains nues et que leur kidnappeur a tout prévu : si Michel s’éloigne trop des deux autres, la charge explosive placée dans son masque de fer le réduira tout simplement à néant.

Le roman Vertige est « ravissant de cruauté » tant celle-ci s’exprime avec créativité et finesse… C’est, je crois, ce qui m’a au final mise mal à l’aise car bien des scènes sont insoutenables. Au-delà de la propension de l’histoire à déranger, j’ai surtout trouvé le tout un peu « gros ».

Un malade mental peut être plein de ressources pour faire souffrir ses victimes mais le scénario déployé au fil des pages et ses multiples rebondissements ont fini par me paraître trop irréels pour y croire. Il n’y a donc pas le si terrible frisson du « Et si ça m’arrivait » car le lieu, le contexte, les événements sont trop scénarisés pour être un tant soit peu réalistes.

Ça reste malgré tout un roman facile à parcourir et divertissant… mais il ne me laissera pas un souvenir mémorable.


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